Chaire CREAT : Axe Arts et Santé

L’affirmation « l’art fait du bien », c’est-à-dire qu’il peut participer au mieux-être individuel et collectif, se confirme de plus en plus grâce à la dynamique de recherche de ces deux dernières décennies.

En effet, depuis une vingtaine d’années, l’utilisation du bénéfice des arts sur la santé s’est étendue à la prévention primaire des maladies, à la promotion de la santé et aux activités culturelles telles qu’aller au musée, au théâtre, à un concert ou au cinéma.

Ces activités culturelles sont l’occasion d’apprentissages et de partages d’expériences avec les autres et offrent ainsi la possibilité de se forger une identité propre tout en renforçant ou préservant le sentiment d’appartenance à une communauté. Elles participent ainsi au mieux-être individuel et collectif. Par ailleurs (et outre l’amélioration de la santé mentale) la santé physique et la santé sociale sont devenues de nouvelles cibles d’actions des activités artistiques et culturelles (Beauchet et al., 2022).

À ce titre, l’art-thérapie s’est montrée bénéfique pour la prévention secondaire et tertiaire des maladies et ce quel que soit l’âge des patients (Organisation Mondiale de la Santé OMS, 2019).

Certains secteurs de l’économie créative, tels que le design et l’architecture, sont également reconnus pour leur impact positif sur la santé, bien que ces aspects n’aient pas encore été identifiés dans le rapport de l’OMS. Il s’agit d’une piste d’action à explorer dans nos recherches : les avantages de l’action créative sur l’environnement physique des individus, qu’ils soient en bonne santé ou malades, grâce à une approche de design inclusive.

Notre objectif principal, tel que défini par le programme, est de « comprendre la recherche en cours sur la relation entre les arts, la culture, la créativité et la santé ». Afin de parvenir à cette finalité, tout en ciblant les trois niveaux d’action (individuel, collectif et sociétal), nous avons distingué trois types de santé :

Mentale
Physique
Sociale

Pour se faire, les objectifs sont matérialisés selon les échelles suivantes :

Sur le plan individuel, il s’agit d’étudier les mécanismes neurophysiologiques et psychologiques, suscités par des activités artistiques, créatives et culturelles, qui sont à l’origine des bénéfices sur la santé.
Sur le plan collectif, nous allons étudier les effets d’activités artistiques et culturelles sur la santé physique de groupes à risque (ces effets ont été très peu étudiés particulièrement auprès des populations ainées)
Sur le plan sociétal, nous allons analyser les effets d’activités artistiques et culturelles sur l’inclusion et la participation sociale.

Notre point d’ancrage :

Au cours de la dernière décennie, un écosystème québécois s’est consacré à explorer les liens et les effets des arts visuels sur la santé, devenant ainsi un acteur majeur dans l’étude et la promotion des programmes d’arts visuels et des activités artistiques bénéfiques pour la santé.

Le professeur Beauchet, cotitulaire de la chaire est un des chefs de file de cet écosystème qui réunit de multiples entités comme le MBAM (musée des beaux-arts de Montréal), des équipes de chercheurs des universités de Concordia, McGill et de Montréal (UDEM) et des médecins qui travaillent en synergie afin de développer des programmes communautaires centrés sur l’amélioration de la santé des individus et des malades dans une perspective de mieux-être.

Trois des actions emblématiques, initiées par AgeTeQ et menées par cet écosystème sont :

La prescription muséale (on peut ici faire un lien qui va renvoyer à la page du site prévue pour chacun des onglets).
La création du concept de muséothérapie.
L’École d’été créé sur ce thème en 2022 à l’UDEM et reconduite pour une nouvelle édition en 2023.

Cet écosystème ne se limite pas aux seules sphères d’influence montréalaise ou québécoise, puisqu’il est à l’origine d’un consortium international composé d’une dizaine de dyades Musées-Chercheurs répartis sur les continents américain, asiatique et européen. Le Pr. Beauchet en est l’animateur et le porte-parole.

L’OMS a reconnu cet écosystème comme un leader au Canada dans l’étude de la relation entre les arts et la santé, ainsi que dans leurs applications. Cela explique son implication dans le domaine en tant que collaborateur de la chaire.