À l’heure où l’intelligence artificielle s’impose comme horizon technologique, économique et symbolique de nos sociétés, il nous a semblé nécessaire se poser une question : et si l’enjeu majeur n’était pas seulement de développer des machines intelligentes, mais de mieux comprendre et cultiver notre intelligence artistique ?

L’expression intelligence artistique peut surprendre. Elle ne désigne ni un simple talent créatif, ni une compétence esthétique réservée aux artistes. L’intelligence artistique renvoie à une faculté profondément humaine : celle de percevoir, de relier, de transformer et de donner sens par le sensible. Elle engage l’imaginaire, l’émotion, le corps, la mémoire, la relation au vivant et aux autres. Elle est une forme d’intelligence située, incarnée, relationnelle; Il s’agit d’une intelligence qui ne calcule pas mais qui résonne.

Dans un contexte marqué par l’accélération technologique, les bouleversements écologiques, les fragilités psychiques et les mutations sociales, cette intelligence devient une ressource essentielle. Non pas en opposition à l’intelligence artificielle (IA), mais en dialogue critique avec elle. Là où l’IA traite des données, l’intelligence artistique traite de l’expérience humaine. Là où l’algorithme optimise, l’art interroge. Là où la machine prédit, l’œuvre ouvre un espace d’incertitude, de surprise et de rencontre.

L’École d’été 2026 propose ainsi un parcours en cinq journées, chacune explorant une dimension spécifique de cette intelligence artistique à l’intersection de l’art, de la culture, de la société et de la santé. La première journée pose les fondements : qu’entend-on par intelligence artistique ? Comment la distinguer, sans les opposer caricaturalement, des formes d’intelligence artificielle ? Quels en sont les enjeux éthiques, esthétiques et sociaux ? Il s’agira d’ouvrir un espace de réflexion critique sur nos représentations contemporaines de l’intelligence, et d’affirmer que la créativité humaine ne se réduit ni à la performance ni à la productivité. La deuxième journée, consacrée à la littérature et à la santé, mettra en lumière la puissance narrative comme forme d’intelligence du vécu. Lire et écrire permettent d’élaborer l’expérience, de traverser la vulnérabilité, de nommer l’indicible. La littérature devient ici un laboratoire de subjectivation et un espace de soin symbolique. Elle nous rappelle que comprendre ne signifie pas seulement expliquer, mais aussi raconter, interpréter, partager. La troisième journée explorera la relation au sensible et à la nature. À l’heure des crises écologiques et de l’écoanxiété, comment les pratiques artistiques peuvent-elles retisser des liens avec le vivant ? L’intelligence artistique apparaît alors comme une intelligence écologique : une manière d’habiter le monde en prêtant attention aux rythmes, aux formes, aux interdépendances. Par l’expérience esthétique, il devient possible de transformer notre rapport au territoire, aux plantes, aux paysages, et peut-être de réinventer des formes de responsabilité. La quatrième journée, centrée sur les musées, interrogera les institutions culturelles comme espaces de médiation et de transformation. Le musée n’est plus seulement un lieu de conservation, mais un acteur de santé publique, un espace de dialogue interculturel, un laboratoire d’expériences sensibles. L’intelligence artistique y prend la forme d’une intelligence relationnelle : comment concevoir des expositions qui touchent, qui déplacent, qui soignent parfois ? Enfin, la cinquième journée, dédiée aux arts de la scène, abordera la dimension performative et collective de cette intelligence. Le théâtre, la danse, la musique mettent en jeu des corps, des présences, des interactions en temps réel. Ils produisent des expériences partagées qui transforment à la fois les interprètes et les publics. L’intelligence artistique se révèle alors comme une intelligence du mouvement, de l’écoute et de la co-présence.

À travers ces différentes perspectives, l’École d’été affirme une conviction : l’intelligence artistique constitue une compétence transversale pour le XXIe siècle. Elle ne se limite pas aux milieux culturels; elle concerne les professionnels de la santé, les chercheurs, les éducateurs, les décideurs publics, et plus largement toute personne soucieuse de repenser notre rapport au monde. Cultiver cette intelligence, c’est reconnaître que le savoir ne se loge pas uniquement dans les chiffres et les modèles, mais aussi dans l’émotion, l’intuition et l’expérience esthétique. C’est admettre que la transformation sociale ne passe pas seulement par l’innovation technologique, mais par une métamorphose de notre sensibilité. C’est enfin redonner une place centrale au sensible comme vecteur de compréhension et de soin. Dans l’esprit qui anime nos travaux, qui repensent notre rapport au monde par le sensible, cette École d’été se veut un espace de dialogue, d’expérimentation et de co-construction. Elle invite à croiser disciplines, pratiques et expériences. Elle propose de faire de l’art non pas un supplément d’âme, mais un opérateur de connaissance et de transformation. Face aux défis contemporains, nous avons besoin d’outils puissants. L’intelligence artificielle en est un. Mais elle ne suffira pas. Nous avons tout autant besoin d’une intelligence capable de résonance, d’attention et de création partagée : une intelligence artistique. C’est à son exploration collective que nous vous convions.

Le programme complet est disponible en cliquant ici !
Pour s’inscrire cliquez ici !

L’inscription est gratuite et ouverte aux étudiants du 2e et 3e cycle des études universitaires ainsi qu’aux professionnels de la santé, de la culture et des arts ou d’autres disciplines. L’École d’été se déroulera du 24 août au 28 août 2026. Elle se tiendra en présentiel et en visioconférence. Nous demandons aux participants, et plus particulièrement eux étudiants inscrit dans un cursus créditant, vivant dans le Grand Montréal de privilégier d’assister aux conférences en présentiel.

L’école d’été comprendra cinq jours de formation (du lundi au vendredi) et s’intéressera à la relation des arts et du sensible. De nombreux intervenants issus du monde de la culture (danse, musique, théâtre, arts du cirque, musées, arts visuels…) viendront partager leur retour d’expérience.

L’objectif de cet enseignement universitaire interdisciplinaire sera d’identifier, comprendre, soutenir et diffuser les mécanismes, les conditions et les actions visant le mieux-être individuel et collectif – selon le principe de la durabilité prenant en compte les besoins présents sans compromettre les besoins futurs.

À l’issue de cette École d’été, les participant·es seront capables de :

  • Décrire les enjeux sociétaux actuels et futurs, ainsi que l’intérêt de réunir les humanités et les sciences de la santé pour un mieux-être individuel et collectif.
  • Expliquer les mécanismes et les conditions nécessaires pour obtenir des bénéfices des arts et de la culture sur la santé mentale, physique et sociale.
  • Développer une intervention collaborative reposant sur les interactions des arts et de la culture sur la santé mentale, physique et sociale individuelle et/ou collective et visant au bien-être global.

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IMPORTANT

Pour les étudiants souhaitant obtenir les 3 crédits universitaires

Vous pourrez trouver ici une notice expliquant la procédure à suivre selon votre université de rattachement, ainsi que le détail des évaluations requises pour obtenir les crédits.

Membres du comité scientifique de l’École d’été 2026 :

Olivier Beauchet

Médecin spécialiste-Professeur titulaire, Université de Montréal

Christine Bernier

Professeure agrégée – Faculté des Arts et des Sciences, Université de Montréal

Anne-Marie Émond

Professeure titulaire – Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal

Kévin Galéry

Directeur adjoint du laboratoire AgeTeQ au CRIUGM, Candidat au doctorat

Aspasia Karalis

Professeure adjointe et Médecin spécialiste – Faculté de médecine, Université de Montréal

Jean-Michael Lavoie

Professeur agrégé – Faculté de Musique, Université de Montréal

Membres du comité organisateur de l’École d’été 2026 :

Olivier Beauchet

Médecin spécialiste-Professeur titulaire, Université de Montréal

Christine Bernier

Professeure agrégée – Faculté des Arts et des Sciences, Université de Montréal

Anne-Marie Émond

Professeure titulaire – Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal

Kévin Galéry

Directeur adjoint du laboratoire AgeTeQ au CRIUGM, Candidat au doctorat

Nicolas Macia

Coordinateur de l’Initiative Une seule santé, Université de Montréal

Quand les musées soignent : l’art devient un allié du bien-être, du care au cure.
Un ouvrage pionnier explore comment les musées, en croisant arts, santé et société, deviennent des acteurs clés du bien-être et du soin.

Le musée qui soigne : Du care au cure, la muséothérapie est un projet éditorial majeur codirigé par le Dr Olivier Beauchet (Université de Montréal) et Nathalie Bondil (Institut du Monde Arabe, Paris). Pour la première fois, un ouvrage interdisciplinaire francophone — à portée internationale — explore en profondeur les liens entre musées, arts visuels et santé.

À l’heure où les enjeux de santé mentale et de cohésion sociale s’intensifient, les musées réinventent leur rôle. Ils ne sont plus seulement des lieux de contemplation, mais deviennent des espaces de bien-être, de soutien et d’accompagnement. Cette évolution s’inscrit dans des tendances mondiales fortes :
– L’OCDE et l’ICOM (2019) reconnaissent les musées comme lieux de soin individuel et collectif.
– L’OMS Europe (2019) confirme scientifiquement l’impact positif des arts sur la santé mentale et physique.
– La pandémie de COVID-19 a accéléré l’innovation culturelle au service du mieux-être.

L’ouvrage montre comment les arts peuvent être intégrés de manière rigoureuse et fondée sur les preuves au sein des pratiques de santé. Il s’adresse autant aux professionnels de la culture et de la santé qu’aux usagers, décideurs, artistes, éducateurs et chercheurs. La muséothérapie y est pensée comme une approche humaniste : inclusive, participative et profondément ancrée dans les humanités médicales et la médecine intégrative.

Au fil d’une vingtaine de chapitres théoriques et d’une cinquantaine de fiches pratiques, le livre présente :
– les mécanismes par lesquels les arts favorisent le bien-être ;
– des interventions muséales innovantes et reproductibles ;
– des ponts concrets entre institutions culturelles, secteurs de soins et communautés.

Fédérant des expert·es internationaux, Le musée qui soigne propose une nouvelle vision du musée : un acteur essentiel de santé publique, capable de soutenir la qualité de vie, la résilience et le lien social.

La publication est prévue en 2026.

Croiser art, nature et numérique pour révéler l’émotion qui nous relie au vivant.
Une expérience immersive où tableaux impressionnistes et musique des plantes s’unissent pour transformer l’écoanxiété en émotions positives et mieux-être durable.

Et si regarder un tableau pouvait vraiment faire du bien à la santé mentale ? Ce projet explore une nouvelle manière de répondre à l’écoanxiété, en combinant l’art impressionniste, la musique issue des plantes et le numérique immersif.

À partir de deux œuvres emblématiques de la nature – Sunny September d’Helen McNicoll et Les saules de Claude Monet – l’équipe a conçu une expérience artistique interactive sous forme d’application numérique. Chaque tableau est associé à une musique originale composée à partir des signaux électrophysiologiques de végétaux, enregistrés au Jardin botanique de Montréal puis « traduits » en sons.

Les participant·es sont invités à vivre trois types de stimulations :
• la contemplation des tableaux (visuel),
• l’écoute des compositions (auditif),
• et l’association des deux (bimodal, visuel + sonore).

Pendant l’expérience, leurs réponses émotionnelles sont mesurées à la fois par des questionnaires et par des indicateurs physiologiques (activité électrodermale, fréquence cardiaque). L’objectif : comprendre comment la beauté – vue et entendue – peut générer des émotions positives, atténuer l’écoanxiété et, à terme, soutenir la santé mentale.

Le projet est porté par le laboratoire AgeTeQ et le Centre de recherche de l’IUGM (CRIUGM), en lien avec la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et les partenaires muséaux qui ont permis l’accès aux œuvres.

Il est financé par la Chaire de recherche en économie créative et mieux-être (CREAT), qui soutient le développement de nouvelles formes de médiation entre arts, santé et enjeux environnementaux.

Quand la science révèle l’invisible, l’art lui donne une voix.
Les cellules humaines et végétales deviennent images, puis musique — mêlant art, science et technologie pour éclairer le vivant qui nous relie les uns aux autres et à la nature.

Et si le vivant pouvait devenir une œuvre d’art — et l’invisible se transformer en émotion ?
C’est la vision qui porte Portraits cellulaires, un projet du duo d’artistes Laurence & Graffensttaden, enrichi d’une dimension sonore originale créée en collaboration avec le compositeur Simon Choini (Université de Montréal) et la chercheuse Katia Djerroud.

L’aventure commence par un geste simple : un prélèvement de salive. Grâce à la coloration de Papanicolaou et à une microscopie de pointe, les cellules humaines se révèlent en images vibrantes, colorées, singulières. Chaque participant apparaît alors sous la forme d’un « portrait cellulaire », abstrait mais profondément intime, célébrant ce qui nous rend à la fois semblables et uniques.

Mais le projet dépasse désormais le corps humain. En intégrant des images microscopiques de cellules végétales, Portraits cellulaires fait dialoguer matière humaine et matière végétale — révélant l’étonnante proximité de nos formes, de nos motifs et de nos rythmes. Le vivant devient une toile commune.

À cette œuvre visuelle s’ajoute une exploration sonore innovante. Simon Choini développe une sonification des données cellulaires humaines et végétales, transformant des caractéristiques comme la taille, la forme, la luminosité ou la couleur en paramètres musicaux. En collaboration avec Katia Djerroud, doctorante en intelligence artificielle et analyse des émotions, il utilise un logiciel capable d’extraire automatiquement les informations microscopiques et de les convertir en sons.

Le résultat : des créations audiovisuelles où l’observation scientifique rencontre l’interprétation artistique, et où les frontières entre espèces s’estompent.

Dans l’esprit des idées d’Édouard Glissant sur la créolisation et le « Tout-Monde », le projet invite à repenser notre rapport au vivant, à la diversité et à nos identités multiples — humaines et plus-qu’humaines. Il rappelle que la différence ne sépare pas : elle relie.

Conçu à l’origine avec l’Institut du Monde Arabe dans le cadre de La classe, l’œuvre !, Portraits cellulaires ouvre aujourd’hui de nouvelles voies : fusionner cellules humaines et végétales, rapprocher Orient et Occident, et créer des œuvres porteuses de dialogue, d’espoir, de responsabilité écologique et de nouvelles formes de sensibilité au vivant.

Voir, entendre, ressentir les végétaux : transformer l’écoanxiété en écorésilience.
En reliant arts, sciences, philosophie et cultures autochtones, ce projet crée des expériences sensibles avec les végétaux pour apaiser l’écoanxiété et inspirer l’écorésilience.

Face aux feux de forêts, aux extinctions végétales et aux transformations rapides des écosystèmes, l’écoanxiété touche jusqu’à 70 % des jeunes adultes. Et si l’on transformait cette anxiété non pas par la peur, mais par la beauté ? Ce projet propose une nouvelle manière de renouer avec le vivant : une rencontre sensible entre humains et végétaux, portée par l’art, le numérique et des savoirs issus de multiples traditions.

À partir des sciences végétales, des neurosciences, des philosophies occidentales et asiatiques, et des connaissances autochtones innues, l’équipe développe deux expériences complémentaires. La première est un parcours musical présenté au Jardin botanique de Montréal, où des compositions originales sont créées à partir des signaux électriques émis par les plantes. La seconde est un spectacle immersif au Biodôme, révélant les rythmes, la complexité et la résilience du monde végétal, de l’échelle cellulaire aux forêts entières.

Ces interventions combinent émotions esthétiques et apprentissages, deux leviers essentiels pour transformer l’écoanxiété en comportements d’écorésilience et d’écoresponsabilité. Elles sont réalisées au sein d’un écosystème apprenant — un laboratoire vivant — réunissant chercheurs, artistes, philosophes, représentants autochtones, acteurs de terrain et visiteurs du Jardin botanique.

Le projet rassemble la contribution de :
– Université de Montréal : IRBV, AgeTeQ, Faculté des arts et des sciences, Faculté de musique, neurosciences et génie.
– Espace pour la vie (Ville de Montréal) : Jardin botanique et Biodôme.
– Artistes visuels et musiciens.
– Une gardienne du territoire innu.

Ce projet est financé par le FNFR, qui soutient son ambition : créer de nouvelles manières d’éprouver le vivant pour inspirer des actions durables.

De la glace aux sens : une nouvelle façon d’écouter le climat
À partir des données climatiques du Nunavik, l’art et l’IA créent une œuvre sensible pour transformer l’écoanxiété en écorésilience durable.

Sensibiliser aux effets du réchauffement climatique passe trop souvent par des messages alarmistes, qui alimentent l’écoanxiété plutôt qu’ils ne la transforment. Ce projet propose un changement de regard : faire ressentir le climat plutôt que l’asséner, en passant par l’art, la culture inuit et l’intelligence artificielle (IA).
À partir de données scientifiques réelles sur la fonte des glaces et le dégel du pergélisol au Nunavik, récoltées sur plusieurs décennies, une musique est d’abord cocréée par un compositeur inuk et un compositeur allochtone. Ces deux œuvres, pensées comme des miroirs l’une de l’autre, se rejoignent pour former une seule pièce musicale.
Avec l’aide de l’IA, cette matière sonore devient ensuite une œuvre visuelle immersive. Sons, formes, couleurs et textures se répondent pour créer une expérience esthétique mixte – musicale et visuelle, inuite et allochtone – qui invite les jeunes adultes québécois·es à ressentir autrement le Nord qui change.

L’ambition du projet est double : déclencher des émotions positives face à un sujet anxiogène, et soutenir l’émergence de comportements d’écorésilience plutôt que de paralysie. Les réactions émotionnelles des participant·es seront étudiées pour mieux comprendre comment l’art, la culture et l’IA peuvent ensemble soutenir la santé mentale dans un contexte de crise climatique.

Le projet est porté par le laboratoire AgeTeQ et la Chaire de recherche en économie créative et mieux-être (CREAT), en collaboration avec des artistes inuit et allochtones, des chercheurs en neurosciences, philosophie, géographie, musique et IA de l’Université de Montréal et de ses partenaires.

Il est financé par IVADO, dans le cadre de son engagement envers les urgences environnementales et les usages responsables de l’intelligence artificielle.

Quand les glaces fondent, la musique s’élève.
En mêlant art, science et musique contemporaine, ce projet traduit le réchauffement arctique en émotions sonores accessibles à tous.

Le réchauffement climatique transforme les territoires arctiques et leurs paysages. Pour Simon Chioini, ces changements ont une résonance personnelle. Il a utilisé des données réelles sur la fonte des glaces pour créer des compositions musicales qui traduisent ces transformations

Dans ce projet, il a collaboré avec Jean-Michaël Lavoie et les musiciens de l’Ensemble de musique contemporaine de l’Université de Montréal pour donner forme à ces données. Ainsi, au travers d’une création artistique contemporaine il rend audibles les effets du réchauffement climatique et propose une nouvelle manière d’écouter et de ressentir le Nord.

Apprenez en plus sur la démarche de ce jeune artiste grâce à ce film documentaire : https://youtu.be/IC9EbtZqO8c

Quand le climat change, les territoires parlent.
En mêlant art et science, les artistes transposent trente ans de changements climatiques en musique pour révéler la profondeur des mutations du Nunavik et leur portée humaine.

Le réchauffement climatique transforme profondément les territoires du Nord, altérant les paysages, les rythmes de vie et les liens entre les humains et leur environnement.

Dans Silaup Asitjivallianinga, les artistes Simon Walls et Joey Partridge explorent ces bouleversements à travers une approche mêlant art et science.
Leur travail s’appuie sur des données environnementales sur la fonte des glaces et le dégel du pergélisol captées au Nunavik pendant plus de 30 ans puis transcrites en sons et en textures musicales.

Ces compositions rendent audibles les transformations du climat et donnent une voix nouvelle à la nature qui change. Silaup Asitjivallianinga illustre comment la création artistique peut devenir un outil d’interprétation du monde.

Voyez le processus créatif grâce à ce film tourné par la Boîte Rouge Vif : https://youtu.be/7uR0Uwr8BVE

Le vivant comme instrument, l’art comme impulsion.
Les signaux des plantes deviennent musique, ouvrant un espace sensible où les jeunes transforment leur écoanxiété en engagement créatif et porteur de sens.

Ce projet explore la frontière entre nature, art, science et technologie en traduisant les variations électriques et les micro-changements physiologiques de plantes en sons et en musique. Grâce à Charlotte Gagnon et des élèves du secondaire de différentes écoles de l’Île de Montréal, ces signaux se transforment en une œuvre lyrique qui permet aux élèves d’exprimer leur rapport à l’écologie et leurs craintes pour le futur.

L’écho des plantes montre comment le numérique peut devenir un outil de médiation entre le vivant et la culture. Dans un monde en crise, retrouver une expérience esthétique, c’est-à-dire sensible, signifiante, partagée, devient un geste de résistance.
Tout cela pour repenser notre lien au végétal et transformer l’écoanxiété en engagement porteur de sens.

Voici un film retraçant les premières phases du projet : https://youtu.be/2XBfwHyJnRM

L’économie créative : une idée qui se devine avant de se définir.
En interrogeant le public à chaud, nous avons capté des éclats d’imaginaire révélant la richesse et la diversité de cette notion.

Avant d’en donner une définition, nous avons voulu poser la question à des gens croisés lors des différents évènements organisés par l’axe Arts et Santé de la CREAT, sans préparation, sans discours tout faits.

Notre objectif ? Faire réagir spontanément des gens de tous horizons à cette expression un peu mystérieuse.

Résultat : des réponses pleines d’intuition, d’humour et de curiosité.

Chacun y projette son idée de la création, de l’innovation et du lien entre culture et économie.
Parce qu’au fond, l’économie créative, c’est d’abord une affaire de perceptions et d’imagination avant d’être un secteur ou une stratégie.

Regardez la vidéo : https://youtu.be/lurLpZpCps4